Comment remplacer “dédié à” et “dédié”-Sous l’influence de l’anglais « dedicated », le mot « dédié » s’est répandu en français, au point qu’on peine parfois à le remplacer …
Technique de recherche avancée sur Google-Pour gagner en efficacité dans la recherche sur Google, il existe des astuces, méconnues. J’explique comment je m’y prends …
Comment enrichir son vocabulaire-J’ai sélectionné quatre livres récents permettant d’accélérer l’acquisition d’un vocabulaire riche, précis et utile …
Comment choisir un dictionnaire-Il existe des dictionnaires pour tous les besoins. Quelles questions faut-il se poser pour trouver celui qui nous convient ? …
Cet été, je me suis quelque peu lâché sur les acquisitions. Les grands lecteurs savent ce que c’est : de notes de bas de page en bibliographies, de recherches en recommandations, il y a toujours plus de livres à lire, et on s’en réjouit. Bref, j’avais commencé les vacances en réorganisant mes étagères, mais là, clairement, je manque de place. Un détail. « L’important, c’est de les avoir », dirait mon ami Laurent.
Malgré les apparences, cet ensemble ne m’a pas coûté cher. La plupart des titres, je les ai achetés d’occasion, parfois à un euro (via le comparateur de prix Chasse aux livres). Les bibliothèques « désherbent » leur fonds, je complète le mien. Voilà un système économique qui me convient ! J’ai tout de même de la peine pour tous ces livres (et leurs auteurs) qui, manifestement, n’ont pas été ouverts ou si peu.
Terme consacré en bibliothéconomie, le désherbage est une opération « destinée à mettre en valeur les collections disponibles et à offrir des ressources constamment actualisées aux usagers des bibliothèques » (Wikipédia).
Pour ma part, confronté comme elles « à des problèmes récurrents de réorganisation, d’encombrement ou d’impossibilité d’extension », je ne pourrai désherber que lorsque j’aurai terminé mes recherches. Là, je suis en plein dedans. Je vais devoir patienter un peu.
Plus d’informations sur le désherbage dans un PDF de l’Enssib.
Un serveur dédié est un serveur informatique mis à la disposition d’un seul client, ou disponible pour la réalisation d’un service ou d’une tâche. Photo de Sergei Starostin, Pexels.
Sous l’influence de l’anglais dedicated, le participe passé dédié à et l’adjectif dédié se sont diffusés chez nous. Un participant à un forum en a réuni quelques exemples dès 2008 :
[…] une entreprise qui se vante d’avoir des employés dédiés et compétents, un personnel dédié à la fabrication et à l’assemblage de pièces, la création d’un fonds dédié à des causes humanitaires, des ressources humaines et financières dédiées à un projet, un salon dédié aux professionnels de la vente, un forum dédié à la politique, un institut dédié à la recherche médicale, un magazine dédié aux adolescents, un hôpital dédié à la pratique exclusive d’un type de chirurgie, une association dédiée à la protection des animaux, un service de transport dédié à une clientèle touristique, un festival dédié à la danse créative, etc.
Le site La Langue française résume bien la situation :
Apparu depuis le début des années 2000, l’usage abusif du participe passé « dédié à » et de « dédié » en tant qu’adjectif s’est progressivement répandu avec une très forte accélération ces dernières années. On le retrouve fréquemment à la radio, dans la presse écrite, ou sur les sites internet des administrations, des entreprises, des associations, etc.
Cela a d’abord concerné l’électronique et l’informatique. Voir l’entrée du Grand Robert :
Anglic. (électron., inform.). Réservé et affecté à un usage particulier. « La plupart des fournisseurs, y compris les prestataires sans abonnement, réservent à leurs abonnés un espace dédié à leurs propres publications » (le Monde, 17 nov. 1999, p. 3). — (Sans compl.). Un équipement dédié, conçu pour un type d’utilisation.
En parlant d’un système informatique, être confiné à un ensemble de tâches fixé à l’avance.
La Vitrine linguistique conclut :
[…] ce sens est aujourd’hui enregistré dans les dictionnaires et il semble qu’il soit maintenant trop tard pour éviter l’emprunt dans ce domaine.
Sur son blog, Forator parle de « mutation sémantique ». En effet, rappelons qu’en français, dédier, c’est (selon l’Académie) :
RELIGION. Consacrer au culte divin. Dédier un autel, une église. Spécialement. Mettre sous l’invocation d’une divinité, d’un saint. Un temple dédié à Apollon.Une chapelle dédiée à la Vierge.
Mettre une œuvre sous le patronage de quelqu’un par une épître liminaire ou par une inscription. Un ouvrage dédié au roi.Il lui a dédié cette gravure.
Faire hommage d’une œuvre à quelqu’un en imprimant son nom en tête de l’ouvrage. Dédier son livre à un maître, à un ami.
Fig. et litt. Consacrer. Dédier sa vie à la poésie, à la science. Dédier ses efforts au relèvement de la patrie.
L’adjectif dédié n’existait pas.
Des solutions
Remplacer dédié à par consacré à et dédié par spécifique — ce sont généralement les premières idées qui me viennent — suffit rarement. Pour les correcteurs en panne d’inspiration (dont je suis souvent), j’ai réuni ici, en vrac, d’autres solutions. Je laisse à chacun le soin de choisir celle qui convient au cas qui l’occupe.
Pour exprimer la spécificité
(entièrement/exclusivement) réservé à / destiné à / affecté à dévolu à / voué à / spécialisé dans / prévu pour ad hoc, spécialement adapté/conçu/constitué/créé pour spécialisé, exclusif pour, à l’intention de, sur, ayant pour but de approprié, attitré, personnel spécialement chargé de, spécial réservé à un usage particulier / à cet usage / à cet effet qui sert / peut servir uniquement/exclusivement à qui ne sert qu’à / qui ne sert à rien d’autre à usage unique / mono-usage dont c’est le travail/l’utilité/l’objet/l’objectif… unique/exclusif (sommes) allouées pour / attribuées pour / accordées pour
Pour un service ou une personne
NB — Dédié appliqué aux personnes est un usage québécois (critiqué aussi là-bas), encore peu répandu en France.
dévoué, zélé, consciencieux, sérieux enthousiaste, convaincu chargé uniquement/exclusivement de / qui ne fait que qui ne fait / ne s’occupe / n’est chargé de rien d’autre dont c’est l’unique tâche/responsabilité à plein temps (qui ne fait rien d’autre) libre de toute autre attribution/fonction/responsabilité qui se consacre exclusivement à / s’occupe exclusivement de / qui consacre tout son temps à / axé exclusivement sur qui sert uniquement à / qui a pour unique mission/tâche/utilité/fonction… de dont les (grandes) valeurs sont qui a fait le vœu de / a promis / s’est promis de / s’est engagé à / qui se consacre / est voué à qui s’occupe uniquement de / s’intéresse exclusivement à consacré/affecté (uniquement/exclusivement) à qui travaille uniquement/exclusivement pour dont les activités portent (essentiellement/principalement/exclusivement) sur décidé/résolu/déterminé à
Enfin, notons que dédiéà est parfois tout simplement inutile : Un espace dédié à l’accueil est un espaced’accueil. Un espace dédié à l’exposition de toiles de Picasso est un espaceoù sont exposées des toiles de Picasso.
Vous êtes correcteur, rewriter, biographe ou autre. Un client vous a transmis un fichier contenant des dialogues mis en forme avec des listes automatiques. Horreur ! il va falloir tout reprendre à la main.
C’est ce que, longtemps, nous avons été nombreux à penser.
Mais j’ai trouvé la solution : il faut copier la liste (ou l’ensemble du texte) puis demander un « Collage spécial » avec l’option « Texte sans mise en forme ». Le résultat garde les tirets et les tabulations. Il ne reste plus qu’à les chercher/remplacer.
Voici les caractères spéciaux à employer pour remplacer les tabulations par des espaces insécables : – tabulation = ^t – espace insécable = ^s
Étape du remplacement des tabulations par des espaces insécables.
C’est sur cette page que j’ai trouvé de quoi nous tirer d’embarras.
Attention, si le texte copié contenait d’autres enrichissements (italique, gras, etc.), il devrait les perdre aussi. Il faudra donc comparer le texte de départ à celui d’arrivée.
C’est bien connu : le correcteur doit douter de tout1. Encore faut-il qu’on lui en laisse le temps, ce qui est rare. Il doit donc se reposer sur une excellente connaissance de la langue2 et sur une culture générale aussi vaste que possible.
Tout est bon pour se cultiver : lire, bien sûr (journaux, livres, sites Web…), regarder des documentaires (à la télévision ou au cinéma), écouter la radio, visiter des expositions, discuter avec des gens…
La culture générale, c’est surtout avoir la curiosité constamment en éveil.
Dans chaque domaine du savoir, on trouve des ouvrages équivalents, par exemple le grand classique Histoire de la musique d’Émile Vuillermoz (Le Livre de Poche, 1977) ou Une brève histoire du cinéma (1895-2020), de Martin Barnier et Laurent Jullier (Pluriel, 2021).
Sur les questions les plus actuelles, on peut ajouter le Dictionnaire du temps présent, dirigé par Yves Charles Zarka et Christian Godin (éd. du Cerf, 2022).
L’accès à la culture est plus aisé que jamais
Il n’a jamais été si facile ni si bon marché de se cultiver. – Je peux en parler, j’avais déjà 30 ans quand est apparu Internet.
Une bonne part des livres et des documents imprimés tombés dans le domaine public sont accessibles gratuitement en ligne, par exemple sur Gallica, le site de la Bibliothèque nationale de France, une mine inépuisable (voir aussi Wikisource). On peut les télécharger et les garder à vie.
Avec le comparateur de prix Chasse aux livres, on trouve facilement des livres – récents comme plus anciens – d’occasion.
Les encyclopédies sont toutes en ligne et accessibles soit gratuitement, soit pour une somme modique (voir mon article).
Une grande proportion, la totalité pour certains titres, des articles des journaux et des revues sont gratuits en ligne. Pour moi, le quotidien de référence reste Le Monde. En complément, il est intéressant de consulter The Conversation, regard d’universitaires sur l’actualité. Je suis aussi l’actualité des revues de sciences humaines sur Cairn.info.
Le podcasting permet aujourd’hui d’écouter les émissions de radio quand on le souhaite. Je recommande particulièrement France Culture, qui traite de tous les domaines du savoir et offre des éclairages historiques, philosophiques, sociologiques ou autres sur l’actualité.
Podcasts à la une du site de France Culture, le jour où j’ai rédigé cet article.
On peut écouter quasiment toute la musique du monde sur YouTube, ou pour environ 10 euros par mois (la moitié du prix d’un CD) sur les plateformes de streaming comme Spotify ou Apple Music.
De même, les plateformes de SVOD permettent, pour quelques euros par mois, de voir des milliers de films, y compris des films rares dont, avant Internet, nous devions attendre une programmation dans un cinéma d’art et essai ou une cinémathèque – si nous habitions une grande ville – pour espérer les voir. Mes préférées sont La Cinetek et UniversCiné.
Pièces de théâtre et concerts sont diffusés gratuitement par nombre de sites, dont la Culturebox de France Télévisions. Pour le classique et le jazz, je regarde Mezzo.
Enfin, si l’on entend souvent dire qu’« il n’y a rien à la télé », on trouve des programmes de grande qualité sur des chaînes comme Arte, France 5 ou Histoire TV.
PS — Je sais qu’il existe aussi des chaînes YouTube intéressantes, mais comme je n’en suis aucune en particulier, je préfère renvoyer à la sélection proposée par Sherpas.
Extrait de ma liste d’URL de recherche sur Google (incliné pour l’effet graphique).
Comme je l’ai expliqué dans un autre article, la polysémie du mot correcteur (et aussi de correctrice) fait que, lorsqu’on utilise un moteur de recherche, on reçoit un très grand nombre de résultats.
Pour réduire ce nombre, les premières solutions sont :
soit d’ajouter des mots-clés pertinents. Ainsi, [correcteur imprimerie] ou [correcteur édition] ;
soit d’éliminer ce qui n’est pas pertinent, en le faisant précéder d’un signe moins (le trait d’union du clavier, sans espace derrière). Ainsi, [correcteur -maquillage].
NB — Dans les commandes que j’indique, les crochets servent uniquement à délimiter le code ; il ne faut pas les saisir dans Google.
On peut, bien sûr, additionner les mots-clés (ajoutés ou retranchés), par exemple :
[correcteur édition emploi]
ou [correcteur -maquillage -cosmétique]
Pour gagner encore en pertinence, on peut utiliser un opérateur puissant (méconnu) qui permet d’afficher uniquement les pages contenant tous les mots demandés, [allintext:].
Par exemple, [allintext:correcteur imprimerie] est beaucoup plus efficace que le simple [correcteur imprimerie].
Attention : il est impératif qu’il n’y ait pas d’espace après le deux-points de l’opérateur avancé.
Pour rechercher une expression, comme correcteur d’imprimerie, on l’encadre de guillemets droits : ["correcteur d’imprimerie"]. C’est utile notamment pour retrouver un proverbe ou une citation.
Un site à la fois
On peut aussi restreindre la recherche à un site particulier, avec l’opérateur [site:].
Par exemple, si je veux chercher le mot-clé correcteur dans le site Lemonde.fr, l’URL sera [site:lemonde.fr correcteur] — ou [correcteur site:lemonde.fr], l’ordre n’ayant pas d’importance ici.
Si je veux rechercher l’expression correcteur d’imprimerie sur Lemonde.fr, l’URL sera :
[site:lemonde.fr "correcteur d’imprimerie"]
Pour rechercher l’alternativecorrecteur ou correctrice, j’ajoute [OR correctrice] :
[site:lemonde.fr correcteur OR correctrice]
Je peux aussi éliminer une expression. En tapant :
[site:lemonde.fr correcteur OR correctrice -"langue sauce piquante"]
j’exclus des résultats les articles du blog des correcteurs du Monde.fr, Langue sauce piquante (que je connais déjà).
Une fois que j’ai délimité correctement ma recherche, j’enregistre ce signet tel quel pour ne plus avoir à le saisir.
Lors de mes prochaines visites, si je le souhaite, je pourrai restreindre les résultats à une périodedonnée (de moins d’un an à moins d’une heure), en cliquant sur Outils au-dessus du premier résultat, ce qui fera apparaître un nouveau menu.
Par exemple, ma dernière recherche sur le site de Libération, restreinte à l’année écoulée, ne donnait que deux résultats :
« On n’est pas bon correcteur de soi-même. » C’est un principe assez connu, en tout cas des correcteurs et des écrivains. Pourtant, je m’en sors plutôt bien – j’espère que vous serez d’ailleurs d’accord avec cette déclaration affirmation immodeste ! Comment est-ce que je m’y prends ?
J’ai mis en place un processus très assez simple. Le premier jet, je le rédige en texte brut (dans TextEdit, sur Mac). Sans autre enrichissement que l’italique ou les guillemets, selon la destination du texte. J’utilise toujours la même police à empattements, qui m’assure une familiarité avec la silhouette des mots. Le correcteur de saisie m’assure, lui, contre les fautes de frappe, puisqu’un mot mal écrit sera aussitôt souligné de pointillés rouges.
Je lance ensuite le correcteur Antidote, notamment pour placer les espaces insécables. Le cas échéant Si nécessaire, j’applique les suggestions qu’il me fait.
Puis je copie-colle ce texte dans l’éditeur de destination : le CMS WordPress de mon blog, le modèle module de post sur LinkedIn, etc., où j’effectue quelques ajustements. Cela donne déjà un regard différent sur le texte. Je n’invente rien : il est établi que modifier la police ou la couleur d’un texte aide à se rafraîchir son l’œil. C’est souvent à ce moment-là que je me rends compte d’ remarque avoir tapé un mot pour un autre – ma plus grosse faiblesse en la matière. (Sans tricher, vous voyez barrés dans ce texte les mots que j’ai dû remplacer ou supprimer.)
On peut aussi « laisser reposer » le texte quelques heures, une nuit, voire plusieurs jours. C’est idéal pour le retrouver avec un regard plus frais.
Je suis bien placé pour savoir que ce processus ne remplace vaut pas une relecture professionnelle – qui pouvait aurait pu, notamment, d’ m’apporter des suggestions stylistiques –, mais le plus risqué est évité.
Enfin, je publie le texte. Quasi systématiquement, je découvre alors des détails qui me déplaisent et que je corrige aussitôt, autant de fois que nécessaire.
Enfin, Je relis beaucoup, à toutes les étapes, avant et après publication.
Rien de révolutionnaire, mais c’est efficace.
C’est plutôt sur le fond que je suis parfois pris de doutes. Auquel cas je demande à un ou deux confrères de confiance ce qu’ils en pensent. (Raphaël, Nelson, merci de votre disponibilité !)
« Comment enrichir son vocabulaire » est une question qui revient périodiquement sur les réseaux sociaux, comme Quora, généralement avec deux adverbes : « rapidement » et « durablement ».
La réponse évidente, c’est lire. C’est en effet en côtoyant les mots qu’on les acquiert. L’avantage de la lecture par rapport au son (radio, podcasts) ou à l’image (télévision, YouTube), c’est de les voir écrits, et donc d’acquérir en même temps leur orthographe. Sans compter, bien sûr, les autres avantages de la lecture !
Mais comment peut-on accélérer cette acquisition ? Il existe pour cela un certain nombre de livres.
J’en ai sélectionné quatre (parmi ceux destinés aux adultes francophones), plus ou moins austères, classés du plus récent au plus ancien (liens vers les fiches des éditeurs).
Vocabulaire (Nathan, 2001) ou l’équivalent chez Hachette (« Bled », 2021).
Quatre livres pour enrichir rapidement son vocabulaire.
Je ne les ai pas étudiés personnellement. Chacun pourra choisir, d’après les fiches, celui qui semble lui convenir le mieux.
Pour que l’acquisition de mots nouveaux soit durable, il faut les utiliser. Les placer rapidement dans la conversation ou dans un texte après les avoir appris, puis les maintenir vivants, actifs, au fil du temps. C’est ce qu’on appelle la réactivation ou la consolidation, essentielle dans tout apprentissage.
Il existe des dictionnaires pour tous les besoins (monolingues, bilingues, par domaines d’activité…). La Maison du dictionnaire en a fait une spécialité.
En ce qui concerne les dictionnaires généraux, posez-vous les questions suivantes. Voulez-vous :
un dictionnaire d’apprentissage (collège, lycée, étudiant) ?
un dictionnaire de langue française pour tout public ?
un dictionnaire comportant le plus de mots possible ?
Les éditions Larousse et les éditions Le Robert proposent un vaste choix de dictionnaires selon vos besoins. (Il existe d’autres maisons d’édition, mais celles-ci sont les plus célèbres.)
Un bon dictionnaire de langue française doit, pour chaque mot, vous donner l’étymologie, la prononciation, les différentes significations illustrées d’exemples et de citations, les expressions et les locutions où il figure, les synonymes et contraires.
Un dictionnaire dit illustré est un dictionnaire encyclopédique : il mêle noms communs (langue française) et noms propres (savoir et culture). Comme le mot l’indique, il comporte des illustrations en couleurs : cartes, dessins, photographies, schémas et planches.
Les mots petit et grand sont une indication du nombre de mots. Par exemple, 60 000 mots dans Le Petit Robert, 100 000 dans Le Grand Robert, deux dictionnaires de langue française (non encyclopédiques).
À noter : Le Petit Larousse est un dictionnaire encyclopédique, alors que Le Petit Robert est un dictionnaire de langue française1. Les définitions du Robert sont donc plus détaillées que celles du Larousse.
Si vous pensez acheter un dictionnaire imprimé et avez des problèmes de vue, prêtez attention à la typographie. Dans les gros dictionnaires, les caractères sont parfois petits. Il vaut mieux les feuilleter en librairie avant de les acheter.
Dictionnaires en ligne
Larousse met gratuitement à disposition son dictionnaire, son encyclopédie et son dictionnaire des difficultés (intégré aux entrées du dictionnaire).
Le Robert propose, lui, des abonnements annuels à ses dictionnaires. Depuis peu, un Dico en ligne, plus succinct, est proposé gratuitement.
Personnellement, ayant besoin de dictionnaires de langue française toujours actualisés et aussi précis que possible, j’ai opté pour Le Grand Robert en ligne par abonnement. Il permet des recherches avancées.
Il existe d’autres dictionnaires en ligne, plus anciens, comme le célèbre Littré. Ils gardent leur intérêt, mais le français étant une langue vivante, seul un dictionnaire récent fournit les mots qu’on rencontre dans la presse et dans la littérature contemporaine.