Français d’ailleurs et d’autrefois-Quelques ressources en ligne pour trouver des mots et expressions hors du français standard : régionalismes, francophonie, argot, etc. …
Ressources en ligne sur la langue française-Voici une liste de ressources en ligne sur la langue française apportant des réponses bien utiles aux rédacteurs et aux correcteurs …
Le Dico en ligne du Robert-Le Robert vient de lancer « Dico en ligne », un dictionnaire gratuit. Si les définitions sont succinctes, les nombreux « exemples en contexte » peuvent servir …
Le Trésor de la langue françaiseinformatisé, dictionnaire des xixe et xxe siècles, est une des ressources de référence des professionnels de la langue. Il dispose de puissants outils de recherche, faciles d’emploi. Le correcteur peut ainsi y trouver rapidement ce dont il a besoin.
Fenêtre de recherche assistée du Trésor de la langue françaiseinformatisé (TLFi).
Prenons un exemple : vous voulez y chercher la tournure juridique en tant que de besoin (voir son explication par l’Académie).
Une fois entré dans le TLFi, en haut de la page, cliquez sur Recherche assistée : une nouvelle fenêtre s’ouvre alors. Au point no 5, tapez en tant que de besoin (sans guillemets) dans Contenu 1 > Oui. Dans le menu déroulant (type d’objet recherché), choisissez Paragraphe quelconque, puis cliquez sur le bouton Valider :
Détail de la fenêtre de recherche assistée du TLFi.
Vous obtenez deux résultats :
La tournure en tant que de besoin apparaît dans deux entrées du TLFi.
Cliquez sur Affichage détaillé et le premier résultat (en tant que de besoin dans l’entrée Arrangement) s’affiche en rouge :
Le général de Gaulle a employé cette tournure dans ses Mémoires.
Pour passer au résultat suivant, cliquez sur le bouton +. Apparaît alors en tant que de besoin dans l’entrée Volet :
Le TLFi lui-même emploie cette tournure pour définir le mot volet dans le domaine théâtral.
Avec le bouton –, vous pouvez revenir au résultat précédent. Avec Affichage global, revenir à la liste des résultats.
Dans la fenêtre de recherche, si vous aviez choisi comme type d’objet Exemple ou Définition (au lieu de Paragraphe quelconque), vous n’auriez obtenu qu’un des deux résultats, en tant que de besoin, dans l’entrée Arrangement, appartenant à une phrase du général du Gaulle, alors que, dans l’entrée Volet, la tournure sert à définir le mot, dans le domaine du théâtre.
D’autres types de recherche sont possibles. Pour les découvrir, cliquez sur Voir des exemples d’utilisation du formulaire, en haut de la fenêtre de recherche assistée.
Je n’ai pas encore étudié si l’autre mode de recherche, dit complexe (qui exige de mettre en œuvre des liens logiques), peut être utile au correcteur.
Quelques ressources en ligne pour trouver des mots et des expressions hors du français standard : régionalismes, francophonie, argot, langage de banlieue, français des siècles passés.
Encyclopédie du bon français dans l’usage contemporain, P. Dupré [dir.]. Paris, éd. de Trévise, 1972.
Je viens d’acquérir, à petit prix, cette Encyclopédie du bon français dans l’usage contemporain, publiée à Paris en 1972 (P. Dupré [dir.]. comité de rédaction sous la présidence de Fernand Keller, avec la collaboration de Jean Batany, éd. de Trévise1, 3 vol., LXIV-2 716 p.). C’est à l’occasion de ma recherche pour l’article « Depuis quand met-on des traits d’union aux noms de voies ? » que j’ai découvert son existence2.
Méconnue aujourd’hui, elle figure pourtant dans les collections de plus de quarante bibliothèques universitaires françaises3 et on la trouve citée par l’Académie (qui la dit encore, un demi-siècle plus tard, « excellente4 » et « riche d’enseignement[s]5 »), par Le Bon Usage6, par le Trésor de la langue française7 , par Le Grand Robert8 et par le blog Parler français9.
Il est probable que Paul Dupré soit le pseudonyme de Paul Winkler (1898-1982), qui fonda les éditions de Trévise en 1957. À Paris, dans les années vingt, Winkler rédigea sous le nom de Paul Vandor des articles destinés aux émigrés hongrois. Et lors de la Seconde Guerre mondiale, exilé aux États-Unis, il cosigna avec Betty Winkler, sa femme, sous les pseudonymes d’Anne et Paul Dupre, le roman Paris-Underground, inspiré des actes de résistance d’Etta Shiber dans la France occupée10.
Page de titre du roman Paris-Underground (Charles Scribner’s Sons, 1943), pour lequel Paul Winkler a déjà employé le pseudonyme de Paul Dupre, et Paul Winkler, s.d. (Walt Disney Archives).
Je n’ai, pour l’instant, trouvé aucune information sur Fernand Keller (un autre pseudonyme de Paul Winkler ?). Le duo Dupré-Keller avait précédemment signé une Encyclopédie des citations (éd. de Trévise, 1959, 704 p.).
Jean Batany (1928-201211), lui, est décrit en page de titre comme « agrégé des lettres, chargé d’enseignement de langue française à l’université de Tours12 ». Parmi les huit autres collaborateurs, je retiens les noms de Jean-Paul Colin, qui avait déjà publié son propre Nouveau dictionnaire des difficultés du français13 deux ans plus tôt, et du linguiste Michel Arrivé, dont la Grammaire d’aujourd’hui14 est réputée.
Une œuvre utile et originale
Quelle est l’originalité de cette encyclopédie de langue française, regroupant près de 10 000 articles classés alphabétiquement ? Pour chacune de ces difficultés, subtilités, complexités, singularités, elle donne, si nécessaire, l’opinion de cinq dictionnaires d’usage : celui de l’Académie (8e éd., 1935), le Littré (éd. de 1883), le Dictionnaire général de la langue française, de Hatzfeld, Darmesteter et Thomas (1900, « de nos jours trop oublié15 »), le Grand Robert et le Grand Larousse encyclopédique (tous deux de 1964). De plus, elle réunit les avis de « plus de cinquante grammairiens et linguistes, […] du puriste le plus intransigeant au laxiste le plus tolérant ».
Je ne cite que des noms qui parlent encore au correcteur d’aujourd’hui : Maurice Grevisse, Joseph Hanse, Adolphe V. Thomas, Albert Doppagne, mais aussi Étiemble, Albert Dauzat, Robert Le Bidois, Ferdinand Brunot, Antoine Albalat, Abel Hermant, André Thérive et beaucoup d’autres. En tout, 76 ouvrages ont été dépouillés systématiquement.
La seconde partie de l’article, imprimée dans un caractère différent, expose la conclusion de l’équipe rédactionnelle. Cette « méthode […] permet de faire le tour de la question, d’entendre les divers sons de cloche, et se créer une opinion personnelle ».
Je note une curiosité éditoriale : cet ouvrage semble avoir été publié la même année sous des reliures de nombreuses couleurs : crème (la mienne, même si elle semble plutôt grise sur l’image), rouge, brun clair, marron, gris, bleu foncé, différents tons de vert.
L’Encyclopédie du bon français semble avoir été éditée la même année avec des reliures de différentes couleurs.
À sa sortie, l’Encyclopédie du bon français a reçu une bonne critique dans la revue belge de traduction Équivalences :
En plus de la masse d’information[s] précieuses qu’[elle] recense et que seule une fréquentation régulière permet d’apprécier pleinement, deux qualités essentielles nous incitent à recommander tout particulièrement l’acquisition de la présente Encyclopédie : tout d’abord la clarté tant de l’exposé que de la présentation typographique, clarté qui rend la consultation rapide et agréable ; et ensuite une objectivité marquée au coin de la mesure et du bon sens, à égale distance du pédantisme des aristarques et du laxisme des novateurs inconsidérés16.
L’auteur de ces lignes (William Pichal) est persuadé que « [c]ette initiative sera accueillie avec faveur tant par [ses] confrères en traduction que par [ses] collègues enseignants ». En fait, malgré son utilité et son originalité, cet ouvrage n’a jamais été réédité. « Nous n’avons pas la prétention […] d’avoir fait une œuvre aere perennius17, comme disait le poète latin », reconnaissait Fernand Keller dans l’introduction. J’ai bien peur que le temps lui en ait donné confirmation.
Article mis à jour le 19 mars 2025.
Maison, aujourd’hui disparue, qui a publié aussi Anne Golon et la série des Angélique. Information donnée par un site consacré à Juliette Benzoni. Consulté le 13 mars 2025. ↩︎
Dans l’article « Trait d’union » de Wikipédia. Consulté le 4 mars 2025. ↩︎
Avec Françoise Gadet et Michel Galmiche, Flammarion, 1986. ↩︎
« Le Dictionnaire général de la langue française est de nos jours trop oublié, parce qu’il est trop en avant à l’égard de son époque : c’est le Petit Robert de l’aube du XXe siècle », selon Giovanni Dotoli, qui lui a consacré une étude en 2013 (Le Dictionnaire général de la langue française. Une grande révolution, Hermann, 140 p.). ↩︎
« Plus durable que l’airain », Horace (Odes, liv. III, ode XXX, v. 1 — v. Nénufar). En 1972, on pouvait encore citer un poète latin sans le traduire. ↩︎
Je suis aussi abonné à Universalis, une marque que les générations précédentes n’ont sans doute pas oubliée :
« Encyclopædia Universalis développe et maintient une politique éditoriale très exigeante, ce qui lui confère le statut d’encyclopédie de référence. Depuis sa création, 8 000 auteurs spécialistes de renommée internationale, parmi lesquels de très nombreux universitaires tous choisis pour leur expertise, sont venus enrichir et garantir la qualité du fonds éditorial de l’entreprise. »
Il existe d’autres encyclopédies en ligne, en anglais, dont la célèbre Britannica, ou traitant d’un thème particulier. Une sélection est donnée sur le site HT Pratique.
Des ouvrages de référence plus anciens, numérisés, sont listés sur Lexilogos.
La bibliothèque du correcteur, sur mon site, recense déjà logiciels de correction et dictionnaires en ligne. Voici quelques ressources complémentaires.
Développée par l’Office québécois de la langue française, la Vitrine linguistique est utilisée par nombre de correcteurs français. « Un accès rapide et unique pour obtenir des réponses à vos questions sur la langue française, des rubriques linguistiques et des centaines de milliers de termes et de définitions. »
Ce site « répertorie les principales difficultés de la langue française, les bizarreries sur lesquelles il vous arrive parfois d’hésiter et les fautes les plus courantes ».
« […] une équipe de rédacteurs passionnés qui publie chaque jour des articles sur l’orthographe, la littérature française, la linguistique, les expressions francophones… »
Répertoire d’adjectifs, de verbes et d’adverbes pouvant ou devant se construire avec une préposition. Il indique les bonnes prépositions à employer et fournit des exemples illustrant leur emploi.
Le Réseau pour la nouvelle orthographe du français (RENOUVO) diffuse l’information sur les rectifications orthographiques proposées et recommandées par les instances francophones compétentes (parmi lesquelles l’Académie française, le Conseil supérieur de la langue française…).
Les figures de rhétorique, par Laurent Jenny, département de Français moderne, université de Genève.
Créé par le Conseil international de la langue française (Paris), Orthonet a pour principe de « traiter toutes les questions sur la langue française, faciliter son emploi, résoudre les difficultés que rencontrent les usagers, francophones ou non, surtout dans l’écrit, les faire bénéficier de notre expérience et d’une documentation sans cesse améliorée ».
Enquêtes linguistiques de Druide, l’éditeur du logiciel Antidote, et Chroniques Grevisse de Jean-Christophe Pellat, « réflexions sur les usages de la langue française dans tous ses états : littéraires, historiques et contemporains ».
Série « L’envers des mots » du site The Conversation, « réalisée avec le soutien de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France du ministère de la Culture ».
Chronique (payante) Vous avez de ces mots, de la linguiste Anne Catherine Simon (à la suite de Michel Francard), dans Le Soir (Belgique).
Lettre d’information (payante) « Sur le bout des langues », de Michel Feltin-Palas, « consacrée au français, aux langues de France et plus largement à la défense de la diversité culturelle », sur le site de L’Express.
Les Éditions Le Robert tiennent le blog Dis-moi Robert.
Blog La Grammaire de Forator, sérieux, voire austère, avec des positions radicales, mais intéressant pour les passionnés.
Archives du podcast Parler comme jamais, où la linguiste Laélia Véron, autrice avec Maria Candea du livre Le français est à nous !, « s’interroge[ait] sur les langages et leurs usages, sur ce qu’ils disent de nous ».
Deux correcteurs du Monde.fr, désormais retraités, nous font profiter de leurs réflexions sur leur blog, Langue sauce piquante.
Le blog de grammaire Choux de Siam était intéressant. Il est toujours en ligne, mais à l’arrêt depuis deux ans.
Penser aussi aux nombreuses ressources recensées par Lexilogos.
Le Robert vient de lancer Dico en ligne, un dictionnaire gratuit. Les définitions sont succinctes (trop pour nous, correcteurs professionnels). Ce qui peut surtout nous servir, ce sont les « millions d’exemples en contexte, tirés de textes littéraires ou institutionnels ». La maison précise cependant qu’ils ne sont pas vérifiés par Le Robert.
Les textes littéraires proviennent du site Gutenberg, un projet offrant de très nombreux livres électroniques en accès libre. Nous avons sélectionné les œuvres libres de droits d’écrivains et d’écrivaines de langue française ainsi que des textes traduits en français depuis d’autres langues.
Les textes institutionnels sont extraits du corpus Europarl, un corpus parallèle et multilingue développé par le chercheur Philipp Koehn. Ce corpus, incluant 21 langues, se compose des comptes rendus de séances du Parlement européen s’étant tenues entre 1996 et 2011. Nous présentons sur notre site les documents rédigés en langue française.
Plus anecdotique : sous l’onglet « 17e siècle », on trouve la définition du mot dans le Dictionnaire universel de Furetière.
Le dictionnaire est accompagné « de nombreuses ressources qui vous aideront à parfaire votre usage du français et à explorer toute sa richesse ».