À quoi ressemblent les signes de correction étrangers ?

Les pre­miers signes de cor­rec­tion remontent à l’An­ti­qui­té. D’autres se sont déve­lop­pés dans les scrip­to­ria du Moyen Âge. Dans le tout pre­mier manuel du cor­rec­teur d’im­pri­me­rie (1608), on recon­naît des signes encore employés aujourd’­hui1. Cer­tains des cor­rec­teurs de la Renais­sance ont voya­gé (Genève, Venise, Anvers…) et dif­fu­sé leurs modes de nota­tion. Mais l’u­sage s’est sur­tout nor­ma­li­sé à par­tir du xixe siècle. Depuis 1983, il existe une norme inter­na­tio­nale — ISO 57762, ins­pi­rée des normes bri­tan­nique (BS 5261, 1976) et alle­mandes (DIN 16511, 1929, et 16549-1, 19773) — et d’autres normes natio­nales (comme The Chi­ca­go Manual of Style, aux États-Unis, depuis 1906, ou UNI 5041-69 en Ita­lie, 19964).

Les dif­fé­rents pro­to­coles de cor­rec­tion étran­gers ont donc beau­coup de points com­muns avec le nôtre. Il s’agit tou­jours d’insérer ou de sup­pri­mer, d’approcher ou d’écarter, d’inverser, d’a­li­gner, de redres­ser… La repré­sen­ta­tion gra­phique de ces actions est assez évi­dente. La forme du signe d’insertion varie, le delea­tur peut être rem­pla­cé par une croix… mais glo­ba­le­ment on s’y retrouve. Quelques exemples ci-dessous.

Italie

Source : Meta­Prin­tArt.

Espagne

Source : En la luna de Babel.

États-Unis

Allemagne

Source : Wiki­pe­dia.

Pologne

Source : ABC wizytów­ki.

Suède

Source : Inter­net Archive.

Ukraine

Source : Eksi­ka.

Russie

Source : Wiki­pe­dia.

Chine

Je n’ai pas trou­vé mieux pour l’instant.

Source : TPT.

Si vous connais­sez des exemples dans d’autres langues, notam­ment des langues à idéo­grammes, n’hé­si­tez pas à m’écrire.


  1. Voir Ortho­ty­po­gra­phia, manuel du cor­rec­teur, 1608 et Quelques signes de cor­rec­tion alle­mands du XVIIIe siècle. ↩︎
  2. Voir « ISO 5776 », Wiki­pe­dia [EN].  ↩︎
  3. Voir « Kor­rek­turzeichen », Wiki­pe­dia [DE] et « Kor­rek­tur­zei­chen nach DIN 16511 » (PDF, DE). ↩︎
  4. Voir « La cor­re­zione delle bozze », Meta­Prin­tArt [IT]. ↩︎