Lettres supérieures dans un texte en capitales

couvertures des Lagarde et Michard des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles
Cou­ver­tures des Lagarde et Michard des xvie, xviie et xviiie siècles.

Cer­taines marches typo­gra­phiques, m’a-t-on dit, demandent que la ou les lettres supé­rieures dans un texte en capi­tales soient, elles aus­si, com­po­sées en capi­tales. Ce n’est pas conforme à la tra­di­tion, et ce, pour une rai­son bien simple : les lettres supé­rieures capi­tales n’existaient pas à l’époque du plomb. (☞ Voir Signes supé­rieurs et signes en expo­sant.)

La règle est rare­ment don­née par les manuels typo­gra­phiques, peut-être parce que la réponse paraît évi­dente à leurs auteurs. Cepen­dant, pour le public d’au­jourd’­hui, qui dis­pose d’ou­tils per­met­tant d’ob­te­nir des lettres supé­rieures capi­tales, la pré­ci­sion est utile. On la trouve dans la Vitrine lin­guis­tique :

Extrait de la Vitrine linguistique

dans le Guide du typo­graphe (7e éd., 2015, p. 48) :

Extrait du "Guide du typographe", 7e éd., 2015, p. 48

et dans le Ramat de la typo­gra­phie (11e éd., 2017, p. 39) :

extrait du "Ramat de la typographie", 11e éd., 2017, p. 39

L’é­di­tion euro­péenne, le Ramat-Mul­ler (2009, p. 47), note cepen­dant qu’« il est de plus en plus cou­rant de mettre ces par­ties finales aus­si en majus­cules, ce qui n’est pas for­cé­ment condamnable ».

Tou­jours dans le Ramat qué­bé­cois, on trouve cette autre règle utile (p. 104) :

Couverture du roman de Jay McInerney "Bright Lights, Big City"

La par­ti­cule Mac et son abré­via­tion Mc sont des pré­fixes écos­sais et irlan­dais signi­fiant « fils de ». Il existe dif­fé­rentes variantes : l’important est de res­pec­ter la gra­phie adop­tée par chaque famille (Macin­tosh, MacIn­tosh, Mcin­tosh, McIn­tosh). Quand Mac et Mc pré­cèdent immé­dia­te­ment une capi­tale, ac et c res­tent en bas-de-casse si le nom est tout en capi­tales.
McCartney/McCARTNEY
MacIntosh/MacINTOSH
(Mais : Macintosh/MACINTOSH
et Mac Intosh/MAC INTOSH)

Pour les réfé­rences des ouvrages cités, voir Qui crée les codes typographiques ?