
Certaines marches typographiques, m’a-t-on dit, demandent que la ou les lettres supérieures dans un texte en capitales soient, elles aussi, composées en capitales. Ce n’est pas conforme à la tradition, et ce, pour une raison bien simple : les lettres supérieures capitales n’existaient pas à l’époque du plomb. (☞ Voir Signes supérieurs et signes en exposant.)
La règle est rarement donnée par les manuels typographiques, peut-être parce que la réponse paraît évidente à leurs auteurs. Cependant, pour le public d’aujourd’hui, qui dispose d’outils permettant d’obtenir des lettres supérieures capitales, la précision est utile. On la trouve dans la Vitrine linguistique :

dans le Guide du typographe (7e éd., 2015, p. 48) :

et dans le Ramat de la typographie (11e éd., 2017, p. 39) :

L’édition européenne, le Ramat-Muller (2009, p. 47), note cependant qu’« il est de plus en plus courant de mettre ces parties finales aussi en majuscules, ce qui n’est pas forcément condamnable ».
Toujours dans le Ramat québécois, on trouve cette autre règle utile (p. 104) :

La particule Mac et son abréviation Mc sont des préfixes écossais et irlandais signifiant « fils de ». Il existe différentes variantes : l’important est de respecter la graphie adoptée par chaque famille (Macintosh, MacIntosh, Mcintosh, McIntosh). Quand Mac et Mc précèdent immédiatement une capitale, ac et c restent en bas-de-casse si le nom est tout en capitales.
McCartney/McCARTNEY
MacIntosh/MacINTOSH
(Mais : Macintosh/MACINTOSH
et Mac Intosh/MAC INTOSH)
Pour les références des ouvrages cités, voir Qui crée les codes typographiques ?